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Il était une fois celles et ceux qui nous nourrissent

Chez Färm, les produits belges occupent une place de choix dans nos rayons. Mais au-delà des étiquettes, des emballages et des bocaux, qui sont les personnes qui produisent la nourriture ? Comment s’organise leur quotidien ? Quels sont leurs leviers, leurs obstacles ? Rencontre avec Bernard Bartholomé, de la Ferme du Tambourin.

 

Longue vie à la Ferme du Tambourin

Vous connaissez les beurres, yaourts, riz au lait et autres panna cottas de la Ferme du Tambourin ? Choisir ces produits se révèle un véritable cadeau pour les papilles, mais aussi une marque d’engagement pour une agriculture locale, durable et familiale.

Rebecq, au fond d’un petit chemin, la Ferme du Tambourin. Bernard Bartholomé, 53 ans, nous accueille dans une salle juxtaposant la chambre froide. Il est en train de mouler à la main des beurres au lait fermier. Paquet après paquet, le fermier prend une poignée, la pose sur sa balance et l’emballe. Ici, c’est 100 % tradition. D’ailleurs, chez les Bartholomé, on est agriculteurs depuis toujours, en tout cas aussi loin que remonte la mémoire familiale. « Je suis un fan de vaches depuis que je suis tout petit », sourit Bernard. Il était une fois son histoire…

La ferme, de génération en génération

C’est les mains dans la terre et les bottes dans le fumier que Bernard passe son enfance. Entre les champs et l’étable, il apprend le métier d’éleveur sur le tas, en observant ses parents. À 19 ans déjà, il reprend la ferme. Son exploitation d’alors : des Blanc Bleu Belge. En 1998, il met fin à la production de viande pour se concentrer sur les vaches laitières. Le vent en poupe, il rachète en 2008 l’exploitation d’un voisin pour augmenter ses capacités de production. Pas de chance, l’année suivante est marquée par la crise du lait. Le prix du lait s’effondre, la ferme de Bernard est frappée de plein fouet. « Ça a été chaud, vraiment chaud », souffle-t-il en se replongeant dans ses souvenirs douloureux.

La magie de la transformation

Pour s’en sortir face à la chute du prix du lait et ne pas couler sous le poids de l’endettement, l’éleveur est obligé de se réinventer. Bernard se lance dans la vente directe de lait fermier ; il est alors précurseur en la matière. L’autre voie de secours qu’il décide d’explorer : la transformation. « On a investi, contre l’avis des banquiers, dans du matériel d’occasion pour faire du beurre. Ensuite, on a appris, testé des recettes et on a avancé. » Le pari paye : il commence à commercialiser de succulents fromages frais, du riz au lait, des yaourts, de la panna cotta et, bien sûr, des beurres au lait fermier. « Il y a quelque chose de magique dans la transformation : tu trais ta vache, tu as du lait, et ça donne un produit de qualité délicieux. »

« Les plus belles vaches du monde » 

À quelques mètres de la salle d’emballage des beurres : l’étable. Une trentaine de vaches brunes aux allures de biches y attendent leur traite du soir. Depuis 2016, Bernard travaille avec des Jersiaises, une race bovine anglo-normande. « Ce sont les plus belles vaches du monde ! Elles sont beaucoup plus petites que les Holstein. Leur potentiel de production est moins grand, mais leur lait est beaucoup plus riche en lactose, en minéraux et en protéines. » Ici, les vaches sont nourries des cultures de la ferme : herbe et foin toute l’année. Labellisée bio depuis 2019, la Ferme du Tambourin fait par ailleurs partie de Farm for Good, un réseau de productions belges en transition vers des pratiques agroécologiques. « Depuis la fin de la seconde guerre mondiale et la signature du plan Marshall, le mot d’ordre a été la rentabilité maximale. On nous a longtemps poussés à la pulvérisation… Aujourd’hui, les terres sont épuisées. S’il n’y a plus de terres, c’est la fin. Nous n’avons plus le choix : il faut changer les pratiques ! »

Fermier en péril

Si le décor de la ferme bio de Bernard semble idyllique, la réalité économique n’a rien de rose. « La pandémie a réveillé les consciences et les ventes en direct ont explosé. Mais désormais, nombre de consommateur·rices boudent le bio, ce qui impacte directement la viabilité des exploitations comme la mienne… » souligne-t-il. Face à la pression des banques qui lui demandent de rembourser ses investissements agricoles, Bernard est pris en étau. Pas d’autre possibilité : pour gagner plus, il faut produire plus. « J’ai acheté des vaches il y a quelques mois, mais la maladie de la langue bleue a causé de nombreuses pertes. Ça a vraiment été un imprévu catastrophique. » Aujourd’hui, la ferme de Bernard est en danger. L’éleveur est obligé de réinvestir pour pouvoir agrandir son troupeau. Mais sans argent, c’est le serpent qui se mord la queue.

Toutes et tous ensemble pour sauver la Ferme du Tambourin

Pour lui venir en aide, Färm a décidé de s’engager triplement en tant que réseau de distribution. On vous explique…

  1. Les produits de Bernard sont disponibles dans tous nos magasins.
  2. Färm vous offre 15% de réduction sur tous les produits de la Ferme du Tambourin du 2 au 22 décembre.
  3. Färm vous propose de participer à l’arrondi solidaire en passant à la caisse – ou de lui faire un don directement sur le compte BE65 0682 3235 1096- pour permettre à Bernard d’acheter de nouvelles vaches. Une vache coute 2000€.

Sauver son activité, c’est sauver une ferme et œuvrer à notre résilience alimentaire. En 30 ans, la Wallonie est passée de 29.000 à 12.500 fermes !

Ensemble, nous pouvons faire la différence et lutter contre la disparition des fermes familiales.

 

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