Le sucre, beaucoup de Belges l’aiment… mais peut-être un peu trop. Présent dans une foule d’aliments, il se fait souvent discret et nous en consommons plus que nous le pensons. Pas de panique : avec quelques bons réflexes, on peut changer la tendance. Färm vous accompagne vers une alimentation plus équilibrée…
Quand le sucre joue à cache-cache
Lorsqu’on pense au sucre, on imagine tout de suite des bonbons, des gâteaux, des pâtisseries ou des boissons sucrées. Pourtant, le monde des glucides se révèle bien plus complexe. Ce constat est particulièrement vrai pour les aliments transformés qui contiennent souvent des sucres ajoutés. Afin d’éviter d’en consommer en excès et souvent sans le savoir : le premier réflexe est de lire attentivement les étiquettes. « La ligne ‘dont sucres’ doit être idéalement inférieure à 5 grammes voire à 0 si l’aliment n’est pas censé contenir du sucre, comme pour le jambon ou le filet de dinde. Lisez aussi la liste des ingrédients car le sucre se cache sous différents noms : sirop, amidon, maltodextrine… ainsi que toutes les terminaisons en ose » préconisait dans un précédent article, Coralie, coach en nutrition. Il importe donc de se concentrer sur les apports mais n’oublions pas les ingrédients. Si dans un biscuit le sucre provient de raisins secs, de fruits rouges ou de pommes, ce sera évidemment mieux que des sucres raffinés.
Des chiffres qui piquent
En effet, face au sucre, il s’agit de rester vigilant·e, car dans notre plat pays nous sommes de mauvais élèves. En 2023, l’émission #Investigation de la RTBF révélait que les Belges consomment entre 40 et 50 kilos de sucre industriel par an. Or, les recommandations générales du Conseil supérieur de la santé indiquent que l’apport énergétique via les sucres ajoutés ne devrait pas dépasser 10 % de l’apport énergétique total. « Pour une femme, la référence est de 2000 calories par jour, donc la recommandation équivaut à 50 g de sucre, soit 8 morceaux. Pour les hommes, la référence est de 2500 calories, soit une consommation maximale de 62,5 g, ce qui revient à 10 morceaux. On dépasse très vite les recommandations si on ne fait pas attention », nous rappelait Marie-Pierre Douxfils, nutritionniste, diététicienne et éducatrice en diabétologie au sein de l’Association du diabète.
Glycémie-yoyo : le manège infernal
Mais au fait, pourquoi tirer la sonnette d’alarme ? Les sucres présents dans les féculents, les légumineuses, les fruits et certains produits laitiers ne posent pas de problème…. Mais ceux dont il faut se méfier et ne pas consommer excessivement, ce sont les sucres ajoutés, qui peuvent entrainer des problèmes de santé tels que le surpoids, un diabète de type 2, des maladies cardiovasculaires. Sans oublier que le sucre est une cause de caries dentaires. Mais si c’est si mauvais, pourquoi est-ce qu’on en mange autant ? Notamment parce que le sucre active un système de récompenses dans le cerveau. Aussi, après une hausse rapide du sucre dans le sang, le corps peut réagir en produisant une grande quantité d’insuline. Selon Marie-Pierre Douxfils, « parfois, cette production d’insuline peut être excessive par rapport au taux de sucre dans le sang, ce qui entraine une hypoglycémie réactionnelle qui poussera à reprendre du sucre. Sur le long terme, cette glycémie-yoyo peut se révéler délétère pour l’organisme. »
Sucré, oui… mais naturel
Pour la coach en nutrition Coralie, l’une des solutions est de sélectionner les produits avec soin : « La plupart des produits raffinés dits ‘blancs’ génèrent des index glycémiques élevés. Dès lors, on privilégie par exemple le pain complet au pain blanc, même chose pour les pâtes, le riz ou la farine. À savoir : les produits complets sont riches en fibres qui retardent l’absorption des glucides, et vont donc à l’encontre du phénomène de ‘coups de fouet’ suivis d’hypoglycémie. »
Une autre clé ? Privilégier les sucres naturels présents dans les fruits, les légumes. Notons qu’il est préférable de consommer les fruits entiers. Par exemple, en dégustant une seule orange, on ingère trois fois moins de sucre que la quantité d’oranges nécessaire pour remplir un verre. De plus, manger le fruit complet permet de conserver les fibres. Bref, que des atouts !
Et dans cette voie du naturellement sucré, Färm vous a sélectionné trois produits au top à retrouver dans nos rayons.
Eau Vertueuse : de délicieux kéfirs de fruits
Mary et Adrien préparent leur kéfir de fruits à l’aide de petits grains fermentant dans de l’eau. Les grains de kéfir de fruits se nourrissent totalement des sucres dans lesquels ils macèrent afin de créer une légère pétillance et une subtile acidité. Les boissons ne contiennent pas de sucre, puisque celui-ci est consommé durant la transformation. À déguster : les kéfirs sureau, gingembre, pamplemousse-cardamome, hibiscus et bien d’autres.
O’Bio : le plaisir des papilles et de notre santé
« Les fruits à tartiner » sont produits à base de fruits biologiques, sucrés uniquement à l’aide du jus de pomme. La teneur en sucre est très faible : en moyenne la moitié par rapport à une confiture classique. Alors, envie de vous laisser tenter ? Sur vos tartines, vous êtes plutôt abricots, fraises, fruits des bois, cerises, myrtilles …? Parce qu’avec O’Bio, le choix vous appartient !
Côteaux Nantais : des purées de fruits au top
Arboriculteur depuis plus de 80 ans, Côteaux Nantais cultive 105 hectares de vergers en biodynamie. Leurs fruits servent de base à une belle gamme de purées fruitées composées à 100 % de fruits biologiques et sans sucres ajoutés. Notre sélection : les purées de pomme, de pomme-mangue, de pomme-myrtilles, de pomme-poire… Mmmmh, miam !


