La Semaine européenne de réduction des déchets se déroulera cette année du 16 au 24 novembre. Färm se joint aux célébrations en vous proposant de chouettes astuces et de bons réflexes à adopter, que ce soit en faisant vos courses dans nos magasins ou chez vous dans votre quotidien.
Et si, pour diminuer les déchets, on revenait aux gestes de base ? Voilà notre ambition, à travers deux points essentiels : le choix de contenants durables et la lutte contre le gaspillage alimentaire. On vous explique tout.
Rien de tel que le vrac
Comme vous le savez, à côté de chaque produit vendu dans nos magasins, on retrouve un färmoscore, un indicateur de durabilité. Parmi les 11 critères pris en compte, deux concernent directement les emballages. Les produits dans un contenant consigné ou dans un emballage composé au minimum de 90 % de papier gagnent +1 point. Les produits sans emballage, donc en vrac, bénéficient de ce point + un second point. Vous l’aurez compris, pour nous, le vrac, c’est vraiment le top du top ! En effet, le meilleur déchet, c’est celui qui n’existe pas ! Nous avons par ailleurs à cœur de vous encourager à utiliser vos propres contenants pour réduire au maximum les impacts. Et si besoin, des bocaux réutilisables et des sacs en tissu sont en vente dans nos rayons. Vous pourrez les emporter partout avec vous !
Vive les consignes
Si le vrac est toujours la meilleure option, logistiquement, il peut y avoir quelques limites. Alors, on fait comment ? Le magazine Itinéraires bio édité par Bio Wallonie a sorti cet été un dossier consacré aux emballages responsables. Sylvie Droulans, directrice de ConsomAction y explique que si le recyclage est souvent prôné comme la solution pour la gestion des emballages jetables, ce processus engendre différents problèmes liés notamment aux ressources et à l’énergie. Pour la spécialiste, l’idéal est donc de se tourner vers des emballages réutilisables. Elle cite par ailleurs une étude qui montre que tout au long de son cycle de vie, une bouteille réutilisée consomme 76 % d’énergie en moins qu’une bouteille recyclée et qu’elle produit 79 % de gaz à effet de serre en moins. Voilà pourquoi chez Färm les produits consignés sont valorisés dans le färmoscore. C’est le cas de nombre de nos boissons : les bières évidemment, mais aussi les jus Pajottenlander par exemple. Au niveau des plats préparés (secteur souvent pointé pour ses emballages à usage unique) nous avons un coup de cœur pour les engaments de la marque Autentic et leurs bocaux consignés.
Le bioplastique, la fausse bonne idée ?
On l’a vu, le recyclage n’est pas toujours la solution à tout. Dès lors, face aux problèmes de pollution, les bioplastiques sont régulièrement vantés comme une opportunité de durabilité. Mais attention, pour Bruxelles Environnement, l’argument selon lequel les bioplastiques ont un bilan carbone neutre se révèle trompeur, car il ignore l’énergie nécessaire pour l’agriculture, le transport et la transformation. Eh oui, n’oublions pas que les matières premières, comme le maïs, exercent une pression sur les ressources en eau et le sol. Aussi, l’utilisation de cultures vivrières pour les bioplastiques peut concurrencer la production alimentaire, posant des défis pour les terres agricoles actuelles et futures. En revanche, il existe des emballages 100 % naturels comme le bois, les feuilles de banane, le coton, le chanvre et d’autres fibres naturelles. Le papier et le carton, bien que transformés, entrent aussi dans cette catégorie. Attention néanmoins à certains papiers kraft qui contiennent une fine couche de plastique en plus…
Finito le gaspillage alimentaire
Comme nous vous l’écrivions en introduction, l’autre point essentiel pour réduire les déchets repose sur une meilleure gestion des aliments frais, car le gaspillage reste un problème de société majeur ! Selon WWF, en Belgique, du champ à l’assiette en passant par les grossistes et les supermarchés, nous gaspillerions en moyenne 345 kg de nourriture par personne chaque année.
Chez Färm, en tant que distributeur, nous nous engageons comme nous le pouvons pour réduire cet impact. Les produits avec une date de durabilité minimale (DDM) dépassée sont vendus à -30 % pour vous inciter à les choisir et ainsi limiter les risques de gaspillage. Mais au fait, connaissez-vous la différence entre la date de durabilité minimale (DDM) et la date limite de consommation (DLC) ? Selon le Ministère de la Santé, la DDM vise principalement à garantir la qualité de la denrée alimentaire. Lorsqu’elle est dépassée, la denrée peut perdre une partie de sa texture, de sa couleur ou de son goût, mais elle reste consommable. La DDM est indiquée sur des produits de moyenne ou longue conservation comme le riz, les pâtes, le café, le chocolat ou les biscuits, avec la mention « à consommer de préférence avant… » En revanche, lorsque la DLC est dépassée, le produit ne peut plus être consommé. La DLC est mentionnée sur les étiquettes avec la mention « à consommer jusqu’au… » La confusion entre ces deux dates représenterait entre 15 à 33 % du gaspillage alimentaire. Une information clé à retenir donc !
Astuce antigaspi
Si le gaspillage alimentaire se joue à toutes les étapes de la chaine, la responsabilité incombe également à chacun·e d’entre nous. Toujours selon WWF, au niveau individuel, à la maison, nous jetterions annuellement 37 kg de nourriture par personne. Parmi nos déchets alimentaires, principalement des fruits et des légumes. Concrètement, on achète, on gère mal les stocks et donc on jette ! Face à ce constat, rien de mieux qu’un peu de créativité. Les carottes ont une allure un peu molasses ? Vos bananes ont noirci ? Ne lez jetez pas, mais transformez-les en onctueuse soupe ou en succulent banana bread. Même chose pour la roquette fanée qui peut devenir un délicieux pesto, ou des tartines trop sèches, un merveilleux gouter de pain perdu. À chaque aliment sa recette bonheur ! Et pour ça, internet se révèle une mine d’or. N’hésitez pas à nous partager vos pépites par mail ou via les réseaux sociaux. Bon appétit antigaspi.

